L'histoire
post-néolithique débute avec l'apparition des métaux.
Les datations paléo-métallurgiques situent provisoirement
l'apparition des techniques de production du fer autour de 400
BC soit le Vème siècle avant J-C sur les sites de
Bena et Douroula localisés de part et d'autre de la boucle
du Mouhoun (ex volta noire). La céramique est présente
sur tous les sites de l'âge du fer et on assiste à
une intensification de la production dont témoignent la
variété des formes et la diversité des fonctions.
Ce sont des sociétés sédentaires vivant principalement
de l'agriculture, de la pêche et accessoirement du petit
élevage.
Outre l'utilisation domestique pour la conservation et la cuisson
des aliments, la céramique sert aussi au stockage, sous
forme de jarres greniers, des
denrées agricoles et des produits de la cueillette . Les
témoins archéologiques les plus anciens remontent
au premier millénaire de notre ère.
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| Jarresgreniers
contemporaines
- Guelwongo- province du Nahouri |
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La poterie domestique
La
céramique domestique découverte sur les sites post
néolithiques témoigne de certaines innovations apparues
au cours des temps historiques. L'éventail élargi
des récipients traduit la spécialisation dans les
techniques et la pluralité des centres de production. La
multiplication des fonctions apparaît dans la pluralité
des formes. Des éléments additifs tels que les anses,
les tenons, les couvercles et les trépieds ou les poteries
à fonds troués traduisent des différenciations
fonctionnelles.
La variété des décors constitue aussi une innovation
dans la céramique d'époque historique. La cannelure
et le décor à la roulette, l'impression digitale et
à la natte et l'engobe apparaissent sur certaines céramiques
archéologiques datées du cours du 1er millénaire
de notre ère . La céramique à col étiré
relève des influences extérieures.
La céramique archéologique des sites d'Oursi et de
Saouga au Sahel, datés du Ier millénaire après
JC témoigne des évolutions techniques, morphologiques
et de la variété des décors. Il en est de même
à Kawara (fig.4) à l'ouest du pays.
Les
jarres greniers
Les
vestiges d'un habitat compartimenté à Oursi daté
du Xiè siècle comportent des jarres greniers. On a
découvert à l'intérieur de ces jarres des restes
de provisions alimentaires composés de petit mil, de sorgho
et de haricots carbonisés. Ces greniers meubles en argile
crue ont été brûlés lors de l'incendie
qui a occasionnél'abandon du site.
La tradition de confection des jarres greniers s'est maintenue dans
certaines sociétés du Burkina Faso. On trouve ainsi
des jarres greniers chez les Kurumba de Pobé Mengao, héritiers
du royaume du Lurum . Les femmes Nankana de Guelwongo en pays
« gurunsi » gardent jalousement leurs greniers
meubles qu'elles se transmettent encore de nos jours comme héritage
familial. Dans les sociétés du sud ouest, il existe
aussi des greniers-meubles, chez les Dian et les Lobi.
Les dimensions de ce mobilier varient d'au moins entre 50 cm et
150 cm de hauteur et l'épaisseur des parois dépasse
souvent les 5 cm. Le décor incorpore des éléments
anthropomorphes, zoomorphes ou fait appel à la cosmogonie.
De par leur forme et leur fonction, les jarres greniers diffèrent
de la céramique funéraire dont témoignent plusieurs
sites archéologiques de fouilles datés au Burkina
Faso.
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